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Compétence de la commission départementale des impôts : Etendue
ETENDUE
1. La distinction droit/fait est consacrée par le législateur L’appréciation objective de la matérialité des faits (caractère objectif) Exemples : - Quelle a été l’utilisation de sommes versées par une entreprise ? - Un contribuable est-il le salarié d’un exploitant ou son associé ? - L’écart entre le montant d’une créance comptabilisée à la clôture de l’exercice et la facture établie postérieurement résulte-t-il de ventes supplémentaires ? - Des ventes sans factures ont-elles bénéficié au gérant ou à la société ? - Une entreprise étrangère est-elle la véritable bénéficiaire de commissions qui ont été déclarées comme versées à son nom ? L’appréciation subjective de la qualification des faits (caractère subjectif) Exemples : - Quelle est la valeur probante d’une comptabilité ? - Des frais déterminés constituent-ils des dépenses immédiates ou des charges futures (question liée aux conditions d’exploitation) ? - Des réparations prolongent-elles de façon notable la durée d’utilisation de camions ? - Le taux d’amortissement d’un bien est-il conforme à l’appréciation des usages ? - Les rémunérations versées à des dirigeants présentent-elles un caractère normal ? - La redevance versée en contrepartie de l’exploitation d’un brevet présente-t-elle un caractère normal ? - Une entreprise française qui verse une redevance à une entreprise étrangère bénéficie-t-elle d’une contrepartie ? - Des commissions versées pour des ventes à l’exportation sont-elles justifiées ? - Un abandon de créance est-il consenti dans l’intérêt de l’entreprise ? - Le prix d’acquisition d’un brevet est-il exagéré par rapport à sa valeur vénale ? On constatera par ailleurs que ce qui relève de la qualification d’une somme est du domaine du droit : - qualification à donner à une indemnité ou à des redevances ; - qualification d’une dépense comme frais généraux ou comme dépense à immobiliser. Ce qui relève de la constatation d’un fait est du domaine du fait : - montant du chiffre d’affaires ; - réalité d’une dépense ; - nature et intérêt d’une charge ; - non recouvrabilité d’une créance. La mise en oeuvre Il faut prendre conscience du fait que chaque redressement peut concrètement donner lieu à une imbrication de questions de fait et de questions de droit. Ainsi lors d’un redressement d’actif immobilisé sur une dépense à l’origine passée en charges, il peut y avoir débat sur la qualification de la dépense (telle dépense est-elle à immobiliser ?) ce qui relève du droit, mais aussi sur la nature de la dépense (à quoi correspond effectivement cette dépense ?) ce qui relève du fait. De même, lors d’un redressement ayant trait à la modification de l’exercice de constatation de créances, le débat peut porter sur la date de livraison des biens, sur la date d’achèvement des prestations de services, ce qui constituent des questions de fait, ou sur les conséquences comptables et fiscales à tirer de ces faits et qui relèvent clairement du droit. 2. La commission reçoit un pouvoir limité de qualification juridique Par dérogation aux dispositions précédentes, la commission peut toutefois « se prononcer sur le caractère anormal d’un acte de gestion, sur le principe et le montant des amortissements et des provisions ainsi que sur le caractère de charges déductibles des travaux immobiliers ». L’acte anormal de gestion Le principe et le montant des amortissements et provisions La déductibilité des travaux immobiliers |
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