L'expertise comptable au coeur du débat
La soirée sur l’avenir de la profession organisée à l’initiative d’André-Paul Bahuon et Eric Talamon, le 7 novembre dernier, a mobilisé de nombreux confrères soucieux de faire un point sur l’avenir de leurs pratiques professionnelles.

Nous présentons dans ce dossier des prises de position d’instances françaises et européennes répondant ainsi aux propositions des différentes Commissions.

Au niveau européen, Laurent Levesque, Vice Président de l’Ordre des experts-comptables - Conseil Supérieur, chargé du suivi des travaux Mac Creevy et simplifications, a pu témoigner du front uni européen tout en soulignant que la profession devait s’interroger sur son exercice professionnel et conduire une réflexion sur de nouvelles voies de développement.

En ce sens, pour Pol Lavefve, Vice Président de l’Ordre des experts-comptables - Conseil Supérieur, chargé du suivi des travaux de la Commission Attali, l’ouverture du diplôme est une réelle chance pour la profession et ceux qui la rejoindront pourront compter sur l’acte de foi libéral qu’est le nouveau Code de Déontologie puisant ses racines dans la tradition pour mieux construire et affirmer sa modernité. Le chemin de l’interprofessionnalité, libérée de toute contrainte et construite sur la seule compétence, pourrait être alors à explorer.

Et si les véritables enjeux étaient ailleurs. Selon Dominique Lecomte, Vice-Président de l’Ordre des experts-comptables - Conseil Supérieur, chargé des réflexions sur les Normes professionnelles, les vraies évolutions sont à attendre à deux niveaux :

Au premier, Le Code de déontologie devient véritablement le socle de nos normes de comportement.

Au second, la traduction dans nos normes de la Norme Internationale de Contrôle Qualité (ISQC 1) va être une vraie révolution puisque celle-ci va définir les principes fondamentaux et leurs modalités d'application des responsabilités d'un cabinet à l’égard de son système de contrôle qualité.

Cela va bien au-delà du Contrôle qualité de la pratique professionnelle exercée actuellement par les instances et nous disposons jusqu’au 1er janvier 2010 pour rapprocher nos pratiques des normes internationales. Au-delà de cette date, nous courrons le risque de nous voir imposer des solutions qui ne nous conviendraient sûrement pas.

La conclusion de l’ensemble de ces interventions serait alors, sans doute, que la profession dispose de l’ambition et des compétences pour se construire l’avenir qu’elle désire, à condition qu’elle se mobilise dès à présent.
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