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jeudi 12 novembre 2015 - 11:00

Premiers résultats de l’Observatoire de l’économie francilienne, février 2014 : le chiffre d’affaires des entreprises en hausse de 2%

  • Chiffre d’affaires en hausse de 2% en 2014
  • Secteurs clés : commerce et construction
  • La petite couronne moteur de la croissance devant Paris
  • Focus construction : chiffre d’affaires en hausse de 4% en 2014, diminution en volume des constructions
  • Focus innovation : l’Ile-de-France accuse un déficit

Selon les résultats de la première édition de l’Observatoire de l’économie francilienne (lien vers l’article actu 1), le chiffre d’affaires des 5 000 entreprises franciliennes ayant déclaré leur TVA au 1er, 2ème, et 3ème trimestres 2014 est en hausse de 2% sur un an.

Les secteurs du commerce et de la construction, qui représentent un quart des entreprises d’Ile-de-France, contribuent le plus à la croissance de l’économie régionale. L’activité dans ces deux secteurs clés, qui comptent respectivement pour 25% et 13% du chiffre d’affaires des entreprises franciliennes, a progressé de 5% sur un an.

Activités immobilières et services spécialisés à haute valeur ajoutée freinent la croissance L’Observatoire souligne que la progression de l’activité en Ile-de-France a été contenue par le moindre dynamisme des activités immobilières (3%) et le recul des services spécialisés à haute valeur ajoutée (-3%) qui constituent le cœur de l’économie francilienne. Ces deux secteurs représentent plus du tiers des entreprises de l’échantillon, réalisent 10% du chiffre d’affaires total et regroupent 15% des effectifs.

Petite couronne VS grande couronne

Selon l’Observatoire, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis sont les départements qui affichent les taux de croissance de l’activité les plus élevés, avec respectivement 14% et 6% de croissance du chiffre total des entreprises faisant partie de l’échantillon. Les Hauts-de-Seine font figure d’exception avec un chiffre d’affaires en baisse de 1%. Dans les départements de la grande couronne, la croissance relativement faible tient à un moindre dynamisme des secteurs du commerce et de la construction. L’Observatoire souligne qu’en Yvelines et en Seine-et-Marne, l’activité dans ces deux secteurs clés a crû à des rythmes jusqu’à deux fois inférieurs à ceux observés dans la petite couronne. A Paris, la croissance de l’activité a également été modérée du fait d’une faible progression des activités de commerce.

Focus construction : chiffre d’affaires en hausse et diminution en volume

Après deux années de stagnation (0% en 2012 et 1% en 2013), le chiffre d’affaires des entreprises du secteur de la construction suivies par l’Observatoire affiche une progression de 4% sur les trois premiers trimestres de 2014. Une activité en valeur bien orientée dans tous les départements franciliens, notamment par l’exécution des contrats passés en 2013. Le nombre de mises en chantier en 2014 a baissé par rapport à la même période en 2013. L’étude observe que la production de logements et de surfaces commerciales est en repli, respectivement - 4% et -6%. Paris est le département qui affiche la plus forte baisse des mises en chantier de logements (-47%) et de locaux (-50%). Les départements de la petite couronne restent malgré tout les plus dynamiques avec une activité en volume essentiellement tirée par la construction de surfaces commerciales et de bureaux, en hausse de 10% par rapport à 2013.

Focus innovation : l’Ile-de-France accuse un déficit

Avec près de 3 000 demandes enregistrées en 2013, la région francilienne est la première d’Europe en termes de brevets européens. Les publications des chercheurs franciliens représentent à elles seules 4% de la production scientifique européenne. Avec 18 000 travaux publiés en 2013, la région Ile-de-France occupe la première place du classement. L’Observatoire note que l’Ile-de-France accuse un déficit en matière d’innovation. Les nombreuses inventions de la région ne passent que rarement l’étape de la production et de la commercialisation avec succès. L’étude précise que les innovations se développent le plus souvent dans les entreprises de taille moyenne. Or les ETI et les PME ne représentent que 6%1 du total des entreprises franciliennes. Dans son tableau de bord de l’innovation, la Commission européenne classe les PME française derrière les entreprises allemandes, suédoises, italiennes et danoises.

L’Observatoire note que trois handicaps majeurs brident le potentiel de développement de la région par rapports aux régions en Europe : le manque de collaboration entre entreprises et chercheurs, des financements privés encore peu développés et des facteurs liés à la qualité de vie, qui réduisent l’attractivité de la région. L’étude souligne enfin le rôle actif des pouvoirs publics pour l’émergence d’un écosystème francilien dédié à l’innovation. La simplification du cadre juridique, la dynamique des 8 pôles de compétitivité d’Ile-de-France, la création de nouveaux incubateurs ou encore les institutions qui ont pour objectif de faciliter le financement de projets innovants, peuvent créer dans les années à venir les conditions favorables d’une croissance sur le marché, des inventions franciliennes.